Joyeux anniversaire, maison

Publié le par Jerry

Cela fait aujourd'hui un an jour pour jour que se sont terminées les effroyables aventures de Tom et Jerry avec Sarah, la chaudière à gaz orpheline. Et puisque tout le monde aime les ragots, on s'est dit que ce serait un super cadeau de vous donner quelques nouvelles des principaux personnages.
Histoire de vérifier que les méchants ont été bien punis.

La maison va bien ; la chaudière ronronne à nouveau avec bonheur depuis quelques semaines ; contre toute attente, le tableau électrique tient bon, et tant qu'on débranche le frigo pour mettre le four en marche et le radiateur pour faire tourner le micro-ondes, tout baigne.
Il y a juste ce petit souci avec les poignées de porte, touchées ces derniers temps par une épidémie de rupture du mécanisme interne, de préférence quand elles sont fermées, et amuse-toi pour rouvrir. Jusqu'ici, c'est toujours arrivé dans des pièces du rez-de-chaussée avec fenêtre, ou quand on était du bon côté de la porte ; mais on attend avec impatience les épisodes suivants, « Jerry est coincée dans les toilettes » et « Tom s'évade par le toit ».

On a revu Bricodidier, il n'y a pas longtemps. En fait il vient régulièrement arroser monsieur Basilic avec de bonnes paroles, lui promettant chaque mois d'achever le mois prochain les derniers petits détails des travaux. Et là, il est passé chez nous mesurer un dessus de porte, histoire de bien montrer que cette fois-ci, ah oui, ça serait le mois prochain, ça c'est sûr.
On a eu du mal à le reconnaître, Bricodidier. Sans son débit de parole si particulier, il aurait fallu se fier à monsieur Basilic pour attester qu'il s'agissait du même gars, c'est dire. Amaigri, voûté, les cheveux incroyablement blanchis, le visage ridé, il avait perdu sa belle assurance, son sourire Gibbs et son torse bombé. On aurait dit qu'il avait dix centimètres de moins, vingt ans de plus. Et quand il a essayé de décoller en battant des bras comme avant et s'est mangé le sol comme un vieux canard déplumé, on lui a dit gentiment qu'il se fatigue pas, qu'on allait lui ouvrir le portail, et par-dessus son épaule il nous a lancé un regard craintif.
Ce n'était plus que l'ombre de Bricodidier. Il semble rongé par un mal mystérieux.

Quant à monsieur Basilic, il s'est mis en tête d'installer un nouveau portail là où on n'en a pas besoin. Quand ? Oh, quand Bricodidier aura fini les travaux, qu'il sera rentré dans ses frais, tout ça. Et pour ça, il est venu nous emprunter le catalogue de la CAMIF. Bon, on s'est dit, peut-être que les portails de la CAMIF sont particulièrement réputés, et puis après tout on peut très bien aussi se servir des Pages jaunes pour caler la bibliothèque, alors on lui a prêté le catalogue.
Et en fait, vous allez pas le croire, mais c'est là que la CAMIF a fait faillite.

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Le Graphopathe 16/11/2008 20:32

C'est bon de ne pas se sentir seul dans ce cas.

Dites, naufrage de boîte mail, perdu votre adresse...

Jerry 17/11/2008 11:22


Oups. Je voulais dire: moi, ça ne m'est pas encore arrivé.
Condoléances.
Vous avez donc des Bricodidiers, par chez vous?


ralphy 09/11/2008 14:31

Gageons qu'il ne change pas de métier, Bricodidier, et qu'il ne se mette pas à Internet, sinon nous allons tous nous retrouver privés d'Internet ! ;)

Joyeux anniversaire !

Jerry 17/11/2008 11:22


Oui, on a remarqué déjà que depuis que monsieur Basilic s'est abonné au haut débit, le nôtre l'est vachement moins (haut).